"Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied! C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fix, joint, shit, shoot, snif, pét', ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, peyotl mieux que Woodstock et les rave-party les plus orgasmiques, mieux que Sade, Rimbaud, Morrison et Castaneda, mieux que la liberté, mieux que la vie!"
Voilà une petite citation qui ne laissera pas indifférent les cinéphiles, accros de Marion Cotillard ou Guillaume Canet. Elle n’est peut-être pas conventionnelle, mais au diable la convention, en avant les sentiments ! Celle-ci résume parfaitement la situation…
J’avais trouvé en Beijing une respiration, un retour dans la réalité. A Shanghai, j’ai
changé de galaxie pour me transposer dans un monde réuni sur quelques kilomètres carrés. Serait-ce New York avec ses buildings défiant les étoiles ? Serait-ce Paris avec ses immeubles
à la Française ? Serait-ce Dublin avec ses petites maisons de briques ? Non, nous sommes bel et bien à Shanghai.
« Il faut de tout pour faire un monde » ... Malgré tout cela, cette ville reste une ville à part, c’est par ce mélange qu’elle tire sa puissance, son identité, sa typicité. Elle doit, j’en suis sûr, figurer au palmarès des plus belles villes du monde.
On trouve tout ce que l’on veut à Shanghai. Les avantages de notre société mélangés à la
culture chinoise. A la différence de Jinan, Shanghai a su tirer son identité de ce melting pot. Elle a su gérer son attirance pour l’Occident, simplement parce qu’elle fut sous domination de
certains pays pendant de longues années. C’est cette ambiance que j’aime à Shanghai. Pouvoir se balader dans les ruelles anciennes de la Chine, et se retrouver en face d’un building dix minutes
plus tard.
Que l’on soit à 474 mètres de hauteur au sommet d’une des plus hautes tours du monde, se promenant sur le Bund, vagabondant dans la « French concession », ou se frayant un chemin dans la masse de Nanjing Road, on sent une ville dynamique, jeune et pleine d’espoir. Une pause à « People’s Square » ou à « Yuyuan Garden » sera le moment de s’immerger dans la nature, au plein cœur de Shanghai. Un repas dans un restaurant français, une croisière sur le fleuve « by night », se perdre dans les ruelles typiques de la vieille ville, voilà, bienvenue à Shanghai.
On a beau se dire que l’on est en Chine, on n’y croit pas. Certes, je vous accorderais que l’on se sait en Asie, mais en Chine … difficile à croire. Ou du moins, difficile à s’imaginer dans ce que l’on appelle une dictature communiste. Ici, on se sent libre, les immeubles nous donnent des ailes, on se sent petit, mais tellement grand à la fois. On voit les gens rayonner, ils sont beaux, ils sont propres … et ils sentent bon. Que peut-on reprocher aux dirigeants en voyant Shanghai, une ville qui donne tout ce que ses habitants veulent ? Je me pose d’un seul coup la question…
Peut-être, et surement que d’avoir survécu à Jinan amplifie mon sentiment, l’exagère au plus haut point. Je retrouve la civilisation (enfin, correspondance à nos critères), la propreté, la beauté, et la verdure. Ici je trouve les restaurants impeccables alors que d’autres auraient peur d’y mettre ne serait-ce qu’un orteil (Oui, on imagine mal ce à quoi peut ressembler Jinan), je me promène dans une ville propre et peu polluée. Quiconque viendrait à Shanghai, serait sûrement gêné par la pollution. Moi, point du tout, je dirais même que je retrouve mes poumons ! Dur à imaginer le retour à Bordeaux et dans ma bonne vieille campagne, quel choc cela va être !
Shanghai est, cependant, définitivement une ville verte. Oui, il y a des parcs
magnifiques un peu partout, des massifs disséminés à tous coins de rue. Après les couleurs jaunâtres de Jinan cramée par le froid, quelle bonheur de s’allonger dans l’herbe, de la vraie, de la
verte !
Ce fut sans aucun doute une renaissance, une sortie de la crise pour moi. Je me demande alors comment j’ai fait pour survivre à Jinan. Moi qui voulais fuir Jinan, voilà, c’est fait. Mais le départ approche, Shanghai aura été furtive, mais maintenant je ne veux plus la quitter, cette ville des plus étonnantes, je veux la comprendre un peu plus, je veux la vivre. Je veux rester là.
Petit précis du touriste à Shanghai :
A visiter :
A faire attention :
Voilà, bon séjour à Shanghai si jamais c’est le cas et je l’espère pour vous … Shanghai, tu me reverras !
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