plan de vol

  • : les voyages forment la jeunesse... alors me voilà parti pendant un an à NYC, "the center of the universe", pour passer mon Master et voici un aperçu de mes aventures...

click, click, zoom

mardi 4 septembre,  jour de la rentrée à NYIT pour les EFAPiens...post8.jpg

finalement, voici le moment tant attendu, le jour de la rentrée...
j'étais parti à New York pour tenter l'expérience, je vais maintenant découvrir avec qui...
ça doit un peu ressembler au moment où les participants d'un mauvaise émission de télé-réalité se découvrent mutuellement. on se regarde, on s'épie, on s'observe, on s'étudie, on se pose des questions...
drôle de moment !

ce qui m'a fait bizarre, c'est de revoir Sophie !
je l'avais rencontrée pour la première fois lors de l'atelier organisé par NYIT à Paris. les étudiants souhaitant partir à New York pouvait y participer afin d'obtenir des credits et de raccourcir leur séjour américain...
Sophie était donc la seule française dans cet atelier à partir pour New York en Master.
n'ayant assisté qu'à une demi-session, je n'ai pas eu le temps de la connaître, surtout qu'elle n'a pas assisté aux autres jours non plus.

Sophie est une journaliste/présentatrice de France 3. cela fait 10 ans qu'elle fait ce métier et souhaitait pouvoir en changer. Elle a donc repris ses études afin d'obtenir de nouvelles qualifications et s'orienter vers la communication.
égale à elle-même, Sophie a fait en sorte que les dix masters se présentent, se parlent et apprennent un peu à se connaître avant qu'on entre en réunion...

c'est donc ainsi que j'ai pu découvrir Jade, Thao, Charles, Emna, Valérie, Coralie, Ben et Anaïs.
bon Ben et Anaïs, la plupart les connaisse, Mister Jet-set et Miss Pipelette, en plus, ça rime ! inchangés, voire même empirés...!!
Jade est une étudiante efapienne de Paris, elle était à Bizet dans la même classe que Charles.
Emna est la copine de Charles, c'est drôle car j'ai passé le TOEFL avec elle.
Thao était en école de commerce avant, et elle a fait l'EFAP cette année pour aller à NYIT, elle est très douée en anglais, on n'entends pas du tout l'accent !
Valérie a fait pareil, elle était journaliste pour une radio locale d'Annecy, puis a repris ses études l'année dernière à San Francisco.
en ce qui concerne Coralie... oops, je ne me rappelle plus !

la réunion était assez drôle, entre l'incroyable accent de Patricia, ainsi que Ben et Anaïs qui se moquaient d'elle et faisaient des remarques pour montrer qu'ils sont des anciens...
difficile de tout prendre au sérieux !!

après la réunion, on s'est tous retrouvé devant NYIT à discuter,
et puis, chacun a repris le chemin de chez lui.
le hasard a fait que Jade et moi avions le même trajet : elle habite à Brooklyn, dans le fin fond de Brooklyn.
c'était donc l'occasion de discuter et de mieux se connaître...
c'est ainsi qu'on a sympathisé, et maintenant nous sommes de bons amis :)

lors de la première semaine de cours, il n'y a pas cours, oui très logique !
les profs présentent leur syllabus, c'est un exposé de ce que sera la matière au long du semestre, des livres à acheter, des devoirs à faire, et des pourcentages pour la grade.
rien que ça, c'est déjà très différent !

la première semaine, c'est également l'occasion de changer ses cours si certains ne nous plaisent pas !
et pour moi, c'était le cas !
j'avais pris un cours le vendredi, et en m'y pointant, ça ne me plaisait pas du tout !
après coup, je me suis rendu compte que je n'avais pas été au bon cours, car Valérie a le même cours...
et quelle galère pour changer de cours !
c'est toute une histoire, mais heureusement, j'ai fini par réussir à obtenir un cours de PR, soit Public Relations, et donc maintenant je suis calé en relations publiques !!

dans l'ensemble, les cours, les profs, les salles, tout était vraiment très différent.
rien que pour vous donner un exemple, les salles du 9ème étage sont réservées au multimédia, et elles sont toutes remplies d'ordinateurs Mac dernière génération...
je sais que ça parle pas à grand monde, mais au 10ème étage, il y a 4 salles de montage Final Cut, et 4 salles de montage Avid que chacun peut réserver pour pouvoir y faire son petit bazar...
bref, rien à voir !

maintenant, il faut assurer en cours et réussir à se sociabiliser...

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you respect me and I respect you !

me voilà donc seul face à la grosse pomme new-yorkaise.
la rentrée efapienne n'aura lieu que dans environ 48 heures, ça laisse du temps pour... s'ennuyer !

c'est pas évident de débarquer dans une nouvelle ville,
surtout que ce n'est pas n'importe laquelle,
New York ne ressemble à aucune autre,
elle a un rythme de vie particulier, et il faut s'y adapter,
ou du moins,
essayer de vivre en phase avec...

la première chose à faire, c'est de trouver ses repères.
à Paris, je savais où sortir, où trouver ce que je cherchais, où aller faire mes courses,
où se promener, où manger un morceau, bref je connaissais la ville
et j'avais mes coins préférés, comme nous tous en fait !!!

il a donc fallu refaire le même exercice que lorsque j'ai débarqué à Paris,
découvrir la ville et ses recoins, pour pouvoir profiter de l'expérience au maximum !!
sauf que, même si l'idée est très excitante, sortir seul dans les rues...
c'est une idée beaucoup moins charmante, on se sent rapidement seul dans cette grande ville...

mais avant la grande aventure dans les rues new-yorkaises,
j'ai fait la connaissance de mon cher et tendre roommate, Ahmed...

je n'étais pas très partant à l'idée de partager ma chambre avec quelqu'un d'autre, je ne l'ai jamais fait,
et depuis que je suis en âge de comprendre que les garçons ne naissent pas dans les choux et les filles dans les roses,
j'ai toujours partagé ma chambre avec quelqu'un que j'appréciais, que je connaissais,
voilà donc ma première grande aventure...

en débarquant dans la chambre, il n'était pas là mais avait déjà déposé son matériel informatique,
l'ordinateur de bureau avec les enceintes en conséquence (le caisson et les 4 petites supplémentaires),
et là j'ai commencé à baliser un peu...
avec le temps, je me dis que j'ai bien fait de baliser, mais que cela n'a rien changé !!!

lorsque j'ai découvert Ahmed pour la première fois,
il était avec son père, une personne charmante et très gentille,
et, première surprise, il parlait français, c'était un sénégalais qui avait vécu à Paris...
par contre, Ahmed parle difficilement le français, enfin autant que moi je parle l'anglais...
donc c'était un bon compromis : il allait m'apprendre à parler anglais et moi à parler français !

même s'il paraissait très gentil, Ahmed avait l'air d'un vrai rappeur ! et c'en est un !!
d'où le matériel sonore, le rap et le reggae ça s'écoute fort...
tellement fort qu'on peut l'entendre de l'autre côté de l'étage... si, si, il a osé !!

autre bonne nouvelle, c'est qu'il ne restait pas pour la nuit,
ça tombait bien, j'avais vraiment besoin d'être seul et de voir personne...
il n'est pas resté la nuit, effectivement, mais il n'est pas rentré la nuit suivante non plus...
du coup, ça m'a laissé deux jours pour m'habituer à mon nouvel environnement !!!
c'est assez pour apprécier certaines habitudes mais trop peu pour les prendre,
et bien heureusement, car Ahmed allait bousculer la plupart de mes habitudes !

tout d'abord, petite description : Ahmed est grand, musclé, il porte des vêtements larges, mais pas trop,
il possède une collection de bijoux de rappeur, le cliché total,
mais à côté de ça, il n'a pas la démarche ni les paroles qui vont avec...

notre plus gros souci, c'est notre énorme décalage dans notre façon de vivre notre vie,
lui la vit la nuit, et moi je la vis le jour !!
Ahmed dort jusqu'à 13h en général, il a été jusqu'à 17h plus d'une fois,
mais il ne se couche pas avant 5h ou 6h du matin, avec des nuits où il ne dort pas du tout !!

évidemment pendant la nuit, quand il dort, il ronfle comme porc,
je me suis acheté des boules quiès et des somnifères, mais, même avec ces remèdes, rien n'y fait !
et quand il ne dort pas, il pianote sur son clavier, regarde la télé, ou mange...

au niveau vie commune, si on peut appeler ça ainsi, il ne fait jamais le ménage,
on sent beaucoup qu'il habite chez ses parents et que c'est maman qui est derrière,
il n'a jamais passé un coup de balai dans la salle de bain,
il laisse ses cadavres de bouteille (en plastique) un peu partout,
les chaussures, vêtements, et tout autre objet lui appartenant ont souvent leur place sur le sol...

quel plaisir de vivre avec lui :)
en plus, au début, il était bien sage, pas de copains, ni de copines.
à vrai dire, les copains, ça n'a jamais été le souci, il n'en a jamais ramené,
mais les copines ont commencé à défiler à partir du mois de novembre...
lorsque la première nana est arrivée, il a osé me dire qu'il ne la connaissait même pas,
puis j'ai surpris la seconde avec son gros cul sur mon lit...
mais, il y en a eu d'autres puisque mon chou a surpris un préservatif (ouvert) sur sa table de chevet,
heureusement, c'était pendant une période où je ne rentrais pas dormir à la résidence...

oui, je sais, ce n'est que pour un semestre...

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comme un malheur ne vient jamais seul...post6-copie-1.jpg

le lendemain matin, nous devions nous préparer rapidement afin de nous rendre à la Clark Residence pour que je prenne possession de ma chambre...
dans la préparation, nous avons, enfin j'ai, rapidement réservé une chambre pour mes parents, non sans quelques difficultés de compréhension !

à notre arrivée à la résidence, il nous fallait déjà trouvé le ben endroit pour que je m'enregistre. évidemment, comme le jour officiel de l'arrivée des étudiants de NYIT n'était que le lendemain, il n'y avait personne pour m'accueillir...
finalement, je parviens à trouver une dame, qui me fait ma carte de résident, avec une photo horrible. je retourne alors voir mes parents, qui m'attendaient avec les grosses valises :)
nous prenons l'ascenceur jusqu'au 10ème étage, je suis dans la chambre 1090, et nous croisons Nigel qui nous avait fait faire la visite la première fois. il nous explique que ma chambre n'est pas prête pour le moment : la peinture est en train d'être refaite et ce n'est pas complètement terminé. je ne peux donc pas emménager pour le moment...
sauf qu'il nous fallait absolument la possibilité de déposer mes affaires afin de déménager de l'autre appartement dans l'East Village, que nous devions rendre dans l'après-midi...

on rencontre Stephanie, la RA (Residence Assistant) du 10ème étage, qui nous explique la situation et nous propose de laisser les affaires dans une autre chambre, en attendant de pouvoir emménager dans la bonne chambre. comme nous ne pouvions pas faire autrement, nous avons donc accepté.

il nous fallait revenir rapidement à l'appartement pour pouvoir terminer les valises et surtout partir. d'ailleurs, en arrivant dans l'immeuble, nous avons croisé le proprio qui nous a gentillement demandé de dégager...
ni une ni deux, nous sommes partis direction l'hôtel afin d'y déposer les affaires. après un petit changement de chambre à cause du bruit, mes parents étaient bien installés.

de retour à la résidence, nous avons l'agréable surprise de découvrir que mes affaires avaient été déplacées dans la bonne chambre. nous avons alors tout installé, c'était plus rassurant pour ma maman...
elle a ainsi pu faire une liste des choses à acheter pour que mon confort soit optimal !

nous sommes allés au magasin Home Depot du côté de la 25th Street et de Broadway. après quelques courses, nous sommes revenus à l'hôtel pour tout déposer et nous avons décidé de sortir au restaurant pour ce dernier repas avant leur départ...

après le restaurant, mes parents m'ont accompagné jusqu'à la résidence, pour que j'y passe ma première nuit ! mon roommate ne devait arriver que le lendemain matin, ce qui permettait de me familiariser avec mon nouvel environnement.

le lendemain matin, mes parents sont venus à la résidence déposer leurs affaires et nous sommes allés au centre commercial le plus proche de la résidence, à Atlantic Avenue. c'est un petit coin commercial avec un Target en guise de Carrefour !
nous étions venus pour pouvoir trouver des boîtes de rangement afin d'organiser un peu mieux ma chambre. histoire de continuer sur notre lancée, il n'y avait plus rien ! mais on s'est débrouillé !
je tiens quand même à faire part d'un très grand choc que j'ai eu lors de ma visite des rayons de ce Target...

imaginez Intermarché, ou Monoprix, sur deux étages...
au 1er, des jouets, des vêtements, du linge de maison, des ustensiles de cuisine, des DVDs, de l'électroménager...
au rez-de-chaussée, la carterie, la papeterie, encore des vêtements, les produits de beauté, d'entretien, la bouffe (oui quand même un peu), et surtout le rayon vêtements pour chiens !!!!!
oui, oui, oui, vêtements pour chiens ! ici, ils organisent même des anniversaires pour leurs toutous adorés ! Mister Muggle dans "Heroes" n'est pas un mythe !

pendant nos petites courses, j'ai eu le droit à une surprise de mon chou : il m'a appelé grâce à sa FreeBox !
ça fait toujours plaisir d'entendre son chou, même si sur le coup ça fait du mal de s'imaginer que 48 heures plus tôt je pouvais encore le toucher...

après les petites courses, nous sommes allés manger et faire un peu de shopping du côté de Fulton Street, c'est une grande place piétone et commerce à côté du port. c'est vraiment très sympa...

et puis, l'heure était arrivée...
j'ai accompagné mes parents jusqu'à Penn Station, où ils ont pris le train pour rejoindre l'aéroport.
encore un moment difficile, en à peine 48 heures...

lors de mon retour à la résidence, mon roommate Ahmed était en train de s'installer...


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pas de pleurs, pas d'adieux,post5.jpg
on se revoit très bientôt...

Julien et moi avions entrepris, quelques jours auparavant, le visionage de la première saison de Prison Break. il fallait évidemment que nous rattrappions notre retard afin de pouvoir assister au début de la prochaine saison.
à raison de plusieurs épisodes par jour, parfois jusqu'à 7, nous étions sur la bonne voie pour terminer avant le départ de chou.

la série est vraiment prenante, bien réalisée, bien écrite, chaque fin d'épisode oblige à vouloir regarder le suivant, et oui ils sont pas bêtes les scénaristes !
nous étions vraiment pressés de voir la fin, et l'évasion de Michael et Lincoln.
pour ceux qui n'ont pas vu la série, je ne dévoile rien d'extraordinaire, vous vous doutiez bien qu'à la fin de la saison 1, ils finiraient par sortir de cette prison, après comment y arrivent-ils et par quelles situations doivent-ils passer, je vous laisse le découvrir...

and we did it !
le dernier jour, à quelques heures du départ, nous avons regardé le dernier épisode et leur fuite vers un nouveau chapite de leur vie...

je pourrais faire un parallèle entre cette histoire et l'issue de ces quinze jours de vacances à New York avec la personne qui compte le plus à mes yeux : nous la connaissions...
nous savions parfaitement ce qui allait se passer à la fin, nous ne nous sommes pas doutés une seconde de ce qu'il allait nous arriver avant, mais nous savions que, de toute façon, la fin serait la même...
la seule différence est que nous n'étions pas du tout pressés d'y assister...

malgré tout, c'est dans ce genre de situation qu'on remarque rapidement que, même si on s'est préparé, on n'est jamais vraiment prêt...
je ne sais même pas si j'ai voulu être prêt un jour...

je ne m'étalerai pas plus, la suite nous appartient !
tout ce que je peux dire, c'est qu'il me manque énormément !
et, comme on dit ici, I'd kill to be with you because JTMALF !

112 days to go...!

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post4.jpgtic, tac, tic, tac...
it's tic-tac-ticking...

nous avons donc signé pour la chambre à la résidence universitaire de Clark Street !
seulement pour le 1er semestre, car entre les semestres, donc pendant les vacances, il faut payer un supplément pour laisser ses affaires dans la résidence. en plus, la Clark Residence n'est pas ouverte pendant le Summer Semester...
cette solution sera donc une solution de secours...

nous avons passé le reste de la semaine à nous détendre et faire plus ample connaissance avec la Big Apple !

avec mon chou, nous avons assisté à la comédie musicale Rent.
c'était gigantesque, magnifique... inqualifiable !
les deux acteurs du film, et donc de la troupe d'origine, étaient de retour depuis une quinzaine de jours...
un moment mémorable...! je le conseille à tous.

tous ensemble, nous avons fait connaissance avec la, pas si grande, Statue de la Liberté, toute seule abandonnée sur sa Liberty Island.
mais, c'était son jour de congé, elle n'était pas entièrement ouverte au public...

nous avons continué notre chemin et pris le ferry pour aller sur Staten Island.
c'était un grand moment de pouvoir marcher sur le sable et se reposer près de la mer, quand on sait que le centre de Manhattan est à tout juste une heure...

afin de profiter au maximum du beau temps que nous avions, et c'était une agréable différence avec la France, nous sommes allés pique-niquer dans Central Park.
un petit coin sympa, sur l'herbe, près d'une étendue d'eau...
le parc est tellement grand, on ne pense pas 5 minutes être au coeur de New York, et pourtant...

c'était une grande semaine qui est passée relativement vite,
trop vite en y repensant...

tout juste sortis des galères du début de voyage,
le temps des aurevoirs était bientôt arrivé...


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en plus d'avoir mis NY Habitat (Sally) et Urban Living (Wilfried) sur le coup,
on s'est décidé à aller voir NYIT, l'école qui m'accueille gentillement, et contre beaucoup d'argent, pour cette prochaine année,
comme ça, au passage, on en parle à Patricia Chaban, la directrice d'EFAP New York, pour lui présenter notre malaise et nos soucis. et peut-être, j'ai bien dit peut-être, trouver une solution...

l'école est vraiment très jolie, beaucoup de matériel, de belles salles de classe, rien à redire,
je sais où part mon argent, c'est rassurant !
on voit donc Patricia, qui reste sur le cul, si je puis me permettre, elle n'en croit pas ses oreilles, et compte bien nous aider. ni une, ni deux, elle nous file le numéro d'un mec qui loue des appartements, un autre brooker. il parle français, et apparement, avec lui, pas de souci en vue !!

histoire de profiter au maximum de la visite à NYIT,
on passe voir la personne responsable du logement, Susan.
cette gentille dame nous présente les résidences universitaires,
une située à Riverside (à quelques minutes de l'école) et l'autre située à Brooklyn (à 30 min en métro).
évidemment, il n'y a plus de place à Riverside,
par la suite, j'ai remarqué très rapidement que c'était tant mieux !
elle m'organise donc une petite visite le midi avec un élève de NYIT,
c'est un futur RA, Room Advisor.

ce grand black très gentil nous accompagne donc jusqu'à la Clark Residence.
après 25 minutes de métro, et deux changements,
on se retrouve dans une petite rue sympathique avec quelques résidences d'un côté de la rue,
et un building, nommé St George Hotel, de l'autre côté. on est arrivé !
cette résidence est toute neuve, et ça se voit !
entrée digne d'un grand hôtel, avec un garde et carte magnétique pour accéder au building.
11 étages de jeunes étudiants venus affronter la jungle de la grosse pomme !
au rez-de-chaussée, une salle commune avec sofas, ordinateurs, et écran plat pour soirée cinéma.
dans une salle, un peu plus éloignée, une autre salle commune, identique à la première avec un billard en supplément.
on monte alors, direction le 10ème étage, pour visiter une chambre, qui ne correspond pas à celles disponibles, mais "you can have an idea" nous disait-il...
grande chambre, d'une vingtaine de mètres carrés, deux lits, et oui faut partager, deux bureaux, une télé, un frigo, un micro-ondes, grand placard, et une salle de bain avec micro baignoire, je ne sais pas pourquoi ici, les baignoires doivent faire 30 centimètres de hauteur, elles ressemblent plus à des pédiluves...
afin de continuer notre petit tour, on descend au 9ème étage pour faire un tour de l'unique cuisine disponible pour les étudiants de NYIT. elle a la même surface qu'une chambre, avec une grande table, deux fours, et huit plaques chauffantes, et il y a une centaine d'étudiants attendus, faites le calcul...
enfin, pour terminer notre visite, on descend au sous-sol pour découvrir la laverie. beaucoup de machines, des sèche-linges également, et un coin "salon" avec sofas et écran plat pour patienter pendant que le linge se nettoie...

dans l'ensemble, je suis évidemment conquis,
il n'y avait pas de difficulté à me faire plaisir après ce que j'avais vécu !
nous rentrons alors direction l'école pour en parler avec Susan.
elle m'indique qu'il reste très peu de place,
il faut donc que je bouge un peu mon cul !
on se donne alors jusqu'au lundi suivant avant de réserver une chambre,
on reste dans l'espoir de trouver un appartement...
l'espoir fait vivre !

et on a vécu !
toute la semaine, on a visité des appartements !
Sally ne nous rappelait plus, ne donnait plus de nouvelles et plus on l'appelait, plus on sentait le malaise s'agrandir...
elle ne voulait plus rien faire pour nous, elle estimait en avoir déjà fait trop !
on s'est donc rabattu sur Wilfried, qui a eu l'intelligente idée de nous proposer un super appartement, très bien placé (dans Upper West Side) et, comme de par hasard, le jour de la visite, il se déplace pour nous dire que la proprio, qu'il connaît bien, ne veut plus louer son appartement à des jeunes.
plus il essaie d'argumenter et plus il s'enfonce,
"s'il avait eu 25 ans, ça aurait été, s'il avait eu un stage dans une banque, ça serait passé"
"vous comprenez, y a des choses qui coûtent chers, et la propriétaire a peur pour les voisins"
bref, rien de bien consistant, surtout que la veille, il n'y avait pas de souci...
de plus, il était sur le point de quitter son agence, pour monter son propre business,
et il voulait qu'on lui paie sa com' à part...
pas très net, le mec en fait !

après ce malheureux incident avec Wilfried,
nous n'avons pas cherché à le recontacter, et lui non plus d'ailleurs.
la personne que nous avait conseillée Patricia nous a présenté un appartement pas plus concluant, et ne pouvait rien d'autre pour nous...

pourtant, c'était pas faute d'avoir essayé de trouver des solutions auxiliaires.
j'étais venu en cherchant un appartement pour moi tout seul,
finalement, devant les monstruosités que j'avais vues,
j'ai décidé de trouver un appartement en colocation avec une autre étudiante de l'EFAP.
mais, même dans ces conditions, le budget qu'on proposait n'était pas assez large.
je pouvais pas faire mieux...

arrive donc le lundi suivant, et l'ultimatum se termine...


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reprenons le recit de l'arrivée à NYC !
les valises sur le trottoir, on croise une personne, que nous pensions être le propriétaire, qui remarque bien qu'on débarque et qu'on vient pour l'appartement.
gentillement, il nous dirige vers l'intérieur de l'immeuble et, première surprise, l'appartement n'est pas au 3ème étage, comme notre brooker nous l'avait dit, mais au rez-de-chaussée. quoi qu'il en soit, on s'enfonce dans le micro couloir, Julien le premier jusqu'à la porte du fond...

Julien esquive un regard à l'intérieur de l'appartement, et tire une tête, effondré...
tu m'étonnes !
à mon tour, j'ose regarder et là, catastrophe, l'appartement est super sombre, éclairé par une vulgaire lumière au plafond, il faisait super beau dehors et ça ne se ressentait pas du tout à l'intérieur. la femme de ménage termine de nettoyer le sol, et pourtant on n'avait l'impression qu'elle n'avait rien fait, tellement c'était sale.
le pseudo proprio, qui était en fait un mec qui travaillait pour le proprio, me donne les clés après avoir vérifié qu'elles fonctionnaient, et me montre où se trouve la boîte aux lettres.
une fois le ménage terminé, il décide de partir. nous rentrons alors toutes les valises, non sans joie !
le canapé du salon était complètement bousillé, et en le soulevant on découvre des crottes de souris. les murs sont jaune, pas à cause de la lumière, tellement ils sont crades. d'ailleurs, à un endroit de la chambre, on voyait bien que cela avait été lessivé, du moins qu'on avait essayé en vain.
on essaie de couper la clim, car elle faisait un bruit digne d'un avion en plein décollage, mais les boutons sont cassés. je me presse alors de courrir après le mec qui nous avait accueilli pour qu'il m'explique.
en revenant, il remarque bien que les boutons sont cassés, mais il ne peut rien y faire et me propose de couper la clim en la débranchant directement du secteur. sauf que la prise est branchée sur une multiprise et qu'à chaque fois que j'y toucherai, je risque de me prendre un coup de jus.

devant une telle calamité, on se pose un peu mais un froid s'est jeté !
surtout qu'en continuant à faire le tour de l'appartement, on découvre que le micro-onde a vécu la guerre, que les placards sont tellement sales que jamais ils ne recevront de bouffe de ma part, qu'on ne peut pas ouvrir les fenêtres, ordre du proprio, bref la grande vie quoi !

sans trop attendre, mes parents tentent d'appeler le brooker mais en vain. notre correspondante directe n'était pas présente. nous ne pourrons la voir que le lendemain.
nous n'avons pas d'autre choix que de rester ici au moins pour la nuit. mon père, Julien et moi partons pour le supermarché le plus proche, au coin de la rue, afin d'acheter de quoi boire, et manger pour le petit déjeuner car celui-ci n'a pas de rayon "viande".
pendant ce temps, ma mère s'embarque dans un grand nettoyage. elle retire les crottes de souris, nettoie le canapé et découvre qu'il est minuscule et ne pourra jamais accueillir deux personnes et tente de faire quelque chose pour les murs.

fatigués par le voyage, on décide de se reposer un peu et de partir manger dans le quartier pour le découvrir. évidemment, cela ne m'a pas du tout rassuré. je ne me sentais pas à ma place dans ce quartier : je n'avais qu'une envie, partir !

on s'est tous très vite endormis à cause de la fatigue et malgré le ronflement de la clim. celle-ci n'a pas hésité à nous réveiller plusieurs fois dans la nuit.

au matin, on décide de se préparer tranquillement et de filer vers l'agence afin d'avoir une petite conversation. là-bas, Sally, notre correspondante dans l'agence, nous reçoit et nous pouvons enfin lui expliquer les millions de malheurs que nous avons. elle note tout sur son carnet et demande à l'un de ses collègues de prendre un appareil photos et de nous accompagner jusqu'à l'appartement pour vérifier tout ce que nous disons.

1h30 de ballade plus tard, Sally peut voir les photos et comprend, sans comprendre, notre état d'angoisse et de nerfs. elle appelle alors le propriétaire et là, plusieurs choix s'offrent à nous :
soit on quitte l'appartement, mais où on va ?
soit on reste dans l'appartement, et le proprio s'engage à tout retaper, changer le canapé, le micro-ondes et la clim. il nous donne même $400, enfin c'est simplement parce qu'il veut réaliser les travaux de peinture pendant que nous serons dans l'appartement !

après quelques temps de réflexion, on accepte de rester à conditions qu'il nous loge dans un autre appartement pendant qu'il repeint le nôtre. logique, pourquoi ce serait à nous de subir ses conneries ?!
malheureusement, il faudra voir ça le lendemain.

nouvelle nuit dans l'appartement, et nouveau cauchemar !
des squatteurs se sont emparés de la cave de l'immeuble et y sont restés jusqu'à 7h du matin. autant dire que le bruit de la clim à côté d'eux, c'était rien du tout !
trop, c'est trop ! on est donc bien décidé à partir de cet appartement et a ne plus jamais en revenir.

nous sommes samedi, et Sally ne travaille pas.
par gentillesse, elle nous avait donné son numéro de téléphone pour la contacter.
lorsqu'on lui raconte nos nouvelles mésaventures, et notre choix, elle nous dirige vers un autre proprio qui a un appartement libre jusqu'au 1er septembre.
situé à east village l'appartement était modeste. mais très cher pour ce que c'était.
il s'agissait d'un 1 bedroom, de 20/25 m², au 5ème étage, pour $2300 par mois. avec une connexion internet pourrie !

après avoir embêté tout le monde, on décide de rester dans celui-ci en attendant de trouver autre chose.
on demande alors à Sally et son agence de chercher, et on en parle également à Wilfried, d'une autre agence.
j'avais contacté Wilfried lorsque je cherchais un appartement au mois de juin/juillet.

avec deux agences sur le coup, on s'était dit que ça allait donné quelque chose...


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je dois avouer que je ne pensais pas commencer ce blog ainsi...
en même temps, j'imaginais mon voyage autrement !

je suis donc aux USA, à New York, pour ne pas citer la ville
et, maintenant que je me suis habitué à mon nouvel environnement,
je peux dire que "waouh, je ne m'attendais pas à ça !"

retour en arrière
après une dernière journée de galère avec le déménagement, et une dernière séance de ciné,
toute la petite famille, soit Julien et mes parents, s'est dirigée vers l'hôtel pour la dernière nuit en France !
levé à l'aube, l'avion décollait à 10h, l'excitation et le stress se battaient sur mon visage, je déteste l'avion.
finalement, le voyage s'est très bien déroulé, j'adore ces nouveaux gadgets qu'ils ont créés et qui facilitent le voyage. par contre, pas de nougat, n'est-ce pas Greg !

arrivés à bon port après 8h de vol, le cauchemar commence !
maintenant, c'en est presque drôle !
tout d'abord, premier objectif, passer l'immigration !
chacun avait une fiche à remplir, qu'il faut ensuite remettre aux "gentils" agents de l'immigration.
premier recalage, les nôtres n'étaient pas entièrement remplies !
deuxième essai, avec nos papiers bien écrits, nous nous représentons devant l'agent qui, tout sourire ce b*t*rd, fais passer mes parents, puis moi, mais il conduit Julien dans un coin...
on sait tous à quel point il adore que les gens en uniforme le conduisent dans un coin mais quand même, on vient d'arriver !
quinze bonnes minutes plus tard, il revient, heureux de s'en sortir sain et sauf, en fait ce n'était qu'une vérification de routine.

ok, premier objectif atteint !
deuxième objectif, passer la douane !
lorsqu'on retrouve mes parents, il n'y avait évidemment plus personne, à part nous !
on se dirige alors vers la douane pour sortir de cet aéroport. entre temps, ma mère et Julien échangent leur valise pour une histoire de poids, comme par hasard ! en passant la douane, mes parents et moi nous passons comme des fleurs, et Julien se retrouve à la rubrique des suspects avec une valise fermée par un code qu'il ne connaît pas, contenant des affaires qui ne lui appartiennent pas ! le sourire commence à monter, n'est-ce pas ?
finalement, cinq minutes après, il sort de cette galère, prêt à affronter tous les autres problèmes auxquels nous ne nous attendions pas à cet instant précis !

pressés de retrouver l'appartement pour se poser et se reposer,
plus si pressés maintenant,
on trouve une borne de taxis et on leur demande de nous déposer à l'adresse de l'appartement.
évidemment, aucun ne connaissait l'adresse, ni n'avait une idée d'où cela pouvait être, et pour pouvoir prendre un taxi, il nous fallait un area code, comprendre un quartier, en plus de l'adresse et du borough, comprendre arrondissement, bref la galère continue !
le taxi driver estime que c'est dans le quartier de Forest Hills, soit très très loin dans le Queens, et après un coup d'oeil rapide à la map, je me rends compte qu'on va payer le prix fort alors qu'on va beaucoup moins loin, mais c'est pas grave, on vient d'arriver, on va fermer les yeux.
le conducteur, ravi de conduire quatre français paumés avec leurs quatre énormes valises dans le trou du cul de la grosse pomme, commence un peu à blaguer mais surtout à marmoner de drôles de choses dans sa barbe, qu'il n'a pas !

les minutes avancent, et les heures aussi, et nous ne sommes toujours pas arrivés !
en fait, nous sommes perdus dans le Queens, et il faut que je guide notre aimable chauffeur jusqu'à l'appartement.
après 1h30 de course, oui oui 1h30 il était content le chauffeur de voir ses petits billets après, on finit par arriver !
là, le cauchemar se poursuit et semble s'emplifier sans pouvoir être égalé !


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