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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 03:42

Bonjour !


A ceux qui continuent de lire mes articles, j’ai quand même envie de vous parler de mon stage, car c’est quand même la première raison de mon départ !

 

Pour faire dans l’originalité, je fais mon stage dans le domaine du vin … oui en effet, aucune originalité, puisque j’y baigne depuis ma naissance.

Une petite préférence pour le marketing m’a amené à faire ce stage. Je travaille en effet pour  la marque Thomas Barton (Barton et Guestier du groupe DIAGEO, 1er groupe mondial d’alcool et spiritueux)  qui vient s’installer en Chine. Pour moi qui voudrais aussi développer les vins de « papa et maman » à l’étranger, je n’aurais pas pu rêver mieux comme stage !

Je suis basé chez un importateur chinois, Shandong Jiu Yuan Tang Liquor Trading Company.

 

Pour mon premier mois ici, j’aurais fait de la vente en supermarché, assisté à des dîners promotionnels, travaillé dans un restaurant … mais ma mission va évoluer au fur et à mesure.

 


 

Mon importance pour Thomas Barton : le feedback. L’avantage est que je suis tous les jours sur le terrain, et de mon point de vue français, je peux voir ce qui va et ce qui ne va pas. Et en quelques semaines, j’ai pu déjà me rendre compte des habitudes de consommation des Chinois … qui, à vrai dire, sont totalement différentes des nôtres !

 

L’important n’est pas d’avoir un bon vin, c'est d'avoir simplement un bon packaging. Ce qui m’aura le plus choqué est l’importance que les Chinois peuvent porter à l’apparence. Parce qu’ils ne savent pas déguster le vin, parce qu’ils n’y connaissent rien, pour eux, la bouteille, l’étiquette, la boite, et la poche sont les seuls témoins d’une pseudo-qualité. Le consommateur chinois va regarder la boite dans tous les sens avant de l’acheter, et s’il y a un défaut, il faudra la changer, sinon il n’achètera pas.

 

Mon deuxième travail est donc « d’éapprendre » aux Chinois la culture vin : comment boire, comment le garder, comment le choisir… Certains même ne connaissent pas la différence entre le vin rouge et le vin blanc : et bien premièrement … la couleur ! Il y a du travail  …

 

Ayant participé à des dîners avec des gens à priori matures (hommes d’affaires et autres personnages importants…) je me suis retrouvé dans une sorte de « beuverie » où chacun ne sait même plus ce qu’il boit, puisque le seul intérêt porté est de trinquer et donc de boire, pas de déguster… Il y a du  travail.  

 

Ce ne sont que des impressions de mes premiers jours ici … alors bien entendu il y aura surement d’autres occasions de vous parler de tout ça !

 

Pour moi il est l’heure d’aller manger, et de profiter de cette semaine de vacances… et oui, à peine commencé, à peine arrêté ! Le nouvel an chinois bat son plein, mais surtout ne vous énervez pas … chaque chose en son temps… référez-vous au paragraphe précédent !

A Bientôt

 

 

Par Guillaume Raboutet - Publié dans : Chine - Communauté : ECE Bordeaux - Voir les 18 commentaires
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 13:35

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Il fallait quand même que je mette une explication sur le nom de mon blog : jet lag.


Petite définition : jet lag, difficulté du corps à s’habituer à un nouveau rythme de vie et perte de ses repères résultant du changement horaire.


C’est exactement ainsi que l’on pourrait définir l’arrivée en Chine.


Je me doutais bien que nos cultures étaient différentes, mais je ne connaissais pas la difficulté d’adaptation.

Arriver en Chine, c’est se risquer à perdre tous ses repères et tout réapprendre. C’est accepter de perdre ses repères visuels, olfactifs, gustatifs, physiologiques, culturels …C’est accepter de devenir sourd et muet, de ne plus pouvoir parler et comprendre. C’est accepter de ne plus savoir comment se comporter…


Il faut du temps pour accuser ce schéma de vie et pour s’y habituer. Je ne cacherais pas que les 2 premières semaines ont été très dures. Peut-être, m’imaginais-je que cette adaptation n’allait pas être la cause de soucis. Depuis le temps que je rêvais d’y aller, je pensais y être déjà un peu habitué.

Mais j’ai appris à ne pas se fier à ce que l’on dit, en France et ailleurs, sur les cultures étrangères. Peut-être ne prenons-nous pas le temps de comprendre et d’accepter la différence. Mais le plus étonnant est certainement de se rendre compte que ce que l’on pense est totalement éloigné de la vérité. Sur le coup, j’ai envie de dire, merci les médias.


Petites leçons sur les préjugés :


-          Les Chinois sont austères et froids : comme je dis dans le dernier article, la réponse est non. Jamais n’aurais-je vu un peuple aussi chaleureux et aussi avide de nous faire découvrir tous les aspects de leur culture et de se plier en 4 pour que l’on soit tous dans le bonheur.



-       Les Chinois ne sont pas libres : à mon grand étonnement, j’ai pu constater, qu’en dehors de la politique, les Chinois sont bien plus libres que nous, et notamment les jeunes. Ils semblent faire ce qu’ils veulent. Il y a des règles, mais en dehors de ces règles, on sent qu’ils font ce qu’ils veulent. A ne pas avoir vraiment d’idéologie de vie (je ne fais pas de la propagande communiste) on en est arrivé, petit à petit, notamment en France, à ne faire que réglementer notre vie, à ne faire que réduire nos libertés. Mais parce qu’on vente la liberté en Occident, on ne s’en rend pas compte. Nous nous faisons une image d’un chinois prisonnier. A ma vue, il ne semble pas si prisonnier que ça. Le pouvoir semble vraiment qu’un pouvoir d’apparat ou un outil culturel et rien d’autre. Le drapeau chinois ne flotte pas à chaque coin de rue, mais comme tout citoyen, le chinois n’est pas fier forcément de son gouvernement (je rapporte leurs dires) mais de son pays entier et de sa culture.



-          Les Chinois n’aiment pas les Français : une des grandes facultés des Chinois : savoir faire la part entre la politique et les personnes. Ils n’aiment simplement pas notre gouvernement, mais admirent les français et leur culture, sans arrêt les Chinois me demandent à connaitre les aspects de notre culture, ils veulent apprendre des mots … enfin bref, ils nous aiment !



Je m’arrêterai là, car ce n’est pas en 2 semaines passées dans ce pays avec une culture si complexe que je pourrais répondre à toutes mes questions.


Je commence à comprendre pourquoi je suis allé en Chine : parce que j’aime les Chinois, et j’aime la Chine, mais attention, pas celle que vous pensez connaitre.


Un jour un chinois m’a dit : « si tu veux savoir ce qu’il se passe, va voir, n’écoute pas ce qu’on te dit »

 

A méditer…

Par Guillaume Raboutet - Publié dans : Chine - Communauté : ECE Bordeaux - Voir les 18 commentaires
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 12:51



Me voilà atterrie à Beijing le 3 Janvier 2009 ... mais mon voyage ne s'arrêtera là que pour quelques heures.

 

Le train m'attends pour une autre ville, que dis-je une petite ville pour les chinois, une petite ville de 2 millions d'habitants, soit à peut près 4 fois notre grande ville de Gironde ...

 

Cette fameuse ville c'est Jinan ... ou Quan Cheng qui signifie en chinois ... la ville des sources. En effet, étrangement celle-ci porte bien son nom car ici, même au centre de la ville jaillissent des sources d’eau pure … celle que l’on peut boire sans la faire bouillir !

 

Jinan,  la capitale de la province de Shandong, apparait riche en découvertes culturelles (région natale de Confucius) et de paysages (région parsemée de lacs et dominée par les montagnes dont le célèbre Pic de l´Est, les monts Taishan, vénérés par les Chinois qui y font des pèlerinages depuis les temps les plus reculés).

 

Mais ce ne sera surement pas avec mon seul jour de repos par semaine (lundi) que je pourrais surement parcourir les moindres recoins de cette province. Je m’arrêterais donc certainement à Jinan et la visite de ses parcs (où se trouvent les sources d’eau), de ses temples cachés dans les montagnes avoisinantes…

 


Chargée d’histoire, la capitale de la province de Shandong, rentre dans la modernité. Les grattes ciel poussent partout, les vieux immeubles rasés et la poussière s’entasse dans l’air qui devient vite irrespirable par certains temps. Bientôt, Jinan accueillera les « Jeux Olympique » nationaux, c’est pourquoi elle se refait une beauté avant que toute la Chine n’ai les yeux tournés vers elle.

 

Ici se côtoient dans l’indifférence l’extrême richesse et la pauvreté la plus totale. Mais en ayant déjà côtoyé les 2 milieux, une chose rassemble tous ces habitants : leur gentillesse, leur générosité et leur chaleur.

 

En espérant vous avoir donné un premier aperçu de ma ville pour ces 3 prochains mois mois. Pour ceux qui ne savent pas où se situe Jinan, sur la carte vous trouverez celle-ci en dessous de Beijing, bonne recherche !

A bientôt.
Par Guillaume Raboutet - Publié dans : Chine - Communauté : ECE Bordeaux - Voir les 40 commentaires
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